Cette page a pour objectif de compléter le projet 4CD. 4CD c’est la volonté de recueillir les connaissances en lien avec la douleur sous forme de carte conceptuelle pour aider chacun et chacune à repérer les trous dans ces connaissances. Cette page est là pour recueillir des ressources pour vous aider à combler les manquements identifiés dans votre savoir en lien avec la physiologie.
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Système nerveux
Voies nociceptives
Les voies nociceptives désignent l’ensemble des structures et circuits neuronaux impliqués dans la nociception, c’est-à-dire le processus neural de détection, d’encodage, de transmission et de modulation des stimuli nocifs.
Risch et al (2017)
Revue narrative en français sur les mécanismes physiologiques de la nociception (transduction, traduction, conduction, modulation) et de la perception.
Lien: https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1779012317301912
PDF disponible sur demande.
Sensibilisation
Sensibilisation périphérique
Réactivité accrue et seuil réduit des neurones nociceptifs périphériques à la stimulation de leurs champs récepteurs (taxonomie IASP)
Osinski et al (2017)
Revue narrative en français sur la sensibilisation périphérique, la sensibilisation centrale et les modifications corticales / sous corticales liée au maintien de la sensibilisation centrale. Cet article comprend une partie détaillée sur la sensibilisation périphérique, incluant la traduction clinique, les modifications post-traductionnelles des canaux ioniques, les modifications de l’expression génique au niveau du corps cellulaire du nocicepteur, l’activation des nocicepteurs silencieux, le phénomène d’inflammation neurogène et le rôle des systèmes immunitaires et sympathiques.
Lien: https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1779012317301924
PDF disponible sur demande.

Thomas Osinski, Audrey Lallemant, Thomas Russo, Modulation et dérèglements neurophysiologiques des voies de la douleur, Kinésithérapie, la Revue, Volume 17, Issue 186, 2017, Pages 16-32, doi: 10.1016/j.kine.2017.02.131.
Sensibilisation centrale
Réactivité accrue des neurones nociceptifs du système nerveux central à leurs entrées afférentes normales ou infraliminaires. Ceci peut inclure une réactivité accrue due à un dysfonctionnement des systèmes endogènes de contrôle de la douleur (IASP).
Osinski et al (2017)
Revue narrative en français sur la sensibilisation périphérique, la sensibilisation centrale et les modifications corticales / sous corticales liée au maintien de la sensibilisation centrale. Cet article comprend une partie détaillée sur la sensibilisation centrale, incluant son développement (transmission glutamatergique et la perméabilité des canaux ioniques, l’altération des systèmes de modulation de la transmission des messages nociceptifs et le rôle des cellules gliales) et son maintien (plasticité synaptique). Elle décrit également les modifications corticales et sous-corticales.
Lien: https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1779012317301924
PDF disponible sur demande.

Thomas Osinski, Audrey Lallemant, Thomas Russo, Modulation et dérèglements neurophysiologiques des voies de la douleur, Kinésithérapie, la Revue, Volume 17, Issue 186, 2017, Pages 16-32, doi: 10.1016/j.kine.2017.02.131.
Modifications du système nerveux
Sous-corticales
Potentialisation à long terme médullaire
La potentialisation à long terme (LTP) est un phénomène de plasticité synaptique : une augmentation durable de l’efficacité des synapses après une stimulation répétée ou intense. Lorsqu’on parle de LTP médullaire, cela désigne une LTP qui se produit dans la moelle épinière, typiquement au niveau de la corne dorsale, au niveau des synapses entre fibres nociceptives primaires (par exemple fibres C) et neurones spinaux secondaires.
Ruscheweyh et al. (2011)
Revue narrative discutant des manifestations et implications cliniques (pharmacologiques) de la potentialisation à long terme des voies nociceptives médullaires.
Lien : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21443797/
Gruber-Schoffnegger et al. (2013)
Induction expérimentale de potentialisation à long terme médullaire chez le rat.
Lien: https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6619063

Ruscheweyh R, Wilder-Smith O, Drdla R, Liu XG, Sandkühler J. Long-term potentiation in spinal nociceptive pathways as a novel target for pain therapy. Mol Pain. 2011 Mar 28;7:20.
Système nerveux autonome
Connectome dynamique de la douleur
Dans le cerveau, de nombreux réseaux interagissent ensemble par le biais de connexions anatomiques. Pendant longtemps les chercheurs ont tenté de trouver une signature en examen clinique qui permettait de faire office de « neurosignature de la douleur » sans grand succès. Il existe des fluctuations de régions agissant de concert puis s’arrêtant, puis recommençant, sur un cerveau qui a déjà un état préalable. Des connectivités fonctionnelles se font puis se défont, parfois en quelques dizaines de secondes tout comme l’attention peut elle-même fluctuer. Kucyi et Davis décrivent ces phénomènes comme un Connectome dynamique de la douleur.
Kucyi et Davis (2015)
Article de référence historique du concept : https://www.cell.com/trends/neurosciences/abstract/S0166-2236(14)00217-3
Kucyi et Davis (2016)
Revue qui déroule un peu plus l’évolution des neurosciences jusqu’au concept de connectome dynamique de la douleur : https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/1073858416667716

Kucyi A, Davis KD. The dynamic pain connectome. Trends Neurosci. 2015 Feb;38(2):86-95.
Floutage cortical
Système immunitaire
Cellules impliquées
Inflammation neurogène
Stimulation des ASICs
Purines
Neuro-inflammation
Système endocrinien
Axe hypothalamo-hypophysaire
Hypocortisolémie
Hypotestostéronémie
Diminition du taux de déhydroéplandrostérone
Diminution du taux de pregnesolone
Interaction avec d’autres systèmes
Modulateurs
Facteurs psychologiques
Facteurs psychiatriques
Coping
Le coping désigne l’ensemble des efforts cognitifs, émotionnels et comportementaux qu’une personne met en œuvre pour faire face à une situation perçue comme exigeante, stressante ou menaçante. Il correspond aux tentatives d’un individu pour gérer les demandes internes ou externes évaluées comme dépassant ou mettant à l’épreuve ses ressources.
Lazarus et Folkman (1984)
Ouvrage fondateur du modèle transactionnel du stress et du coping.

Hasenbring MI, Verbunt JA. Fear-avoidance and endurance-related responses to pain:
new models of behavior and their consequences for clinical practice. Clin J Pain.
2010;26(9):747–53.
Coping centré sur les émotions vs le problème
Le coping centré sur le problème vise à agir sur la situation perçue comme stressante afin d’en modifier les causes ou les conséquences. Le coping centré sur les émotions cherche principalement à réguler les réactions émotionnelles associées à cette situation lorsque celle-ci est jugée difficilement modifiable.
Lazarus et Folkman (1984)
Ouvrage fondateur du modèle transactionnel du stress et du coping.
(partie gratuite consultable)
Coping actif vs passif
Le coping actif implique un engagement volontaire dans des actions visant à gérer la situation ou ses conséquences. Le coping passif se caractérise par une faible implication dans la gestion du problème, avec une tendance à attendre qu’une solution provienne de facteurs extérieurs ou du temps.
Brown et Nicassio (1987)
Article qui étudie le développement d’un questionnaire pour évaluer les stratégies de coping passives et actives.
Lien: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/3696743/
Evitement vs endurance
Le coping d’évitement consiste à réduire ou éviter les situations, activités ou pensées perçues comme menaçantes. Le coping d’endurance correspond au maintien ou à la poursuite des activités malgré les difficultés rencontrées, parfois au prix d’un dépassement persistant de ses limites.
Hasenbring et Verbunt (2010)
Revue narrative qui vise à évaluer les preuves empiriques soutenant le modèle d’évitement-endurance, en examinant comment les réponses de peur-évitement et d’endurance à la douleur contribuent à la chronicisation et quelles implications ces profils comportementaux peuvent avoir pour la pratique clinique.
Lien: https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20664333/
Adaptatif vs maladaptatif
Un coping adaptatif favorise l’adaptation, le fonctionnement et l’atteinte des objectifs de la personne dans un contexte donné. À l’inverse, un coping maladaptatif tend à maintenir ou aggraver les difficultés à moyen ou long terme, même s’il peut parfois procurer un soulagement immédiat.
Blandhol et al. (2026)
Revue systématique dont l’objectif est de recenser et synthétiser les modèles conceptuels du coping applicables à la douleur chronique, et de proposer un nouveau modèle dynamique à partir de cette synthèse.
Lien: https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12999111/?utm_source=chatgpt.com
Litt et Tenen (2016)
Revue narrative dont l’objectif est d’analyser et critiquer les classifications traditionnelles du coping, puis de proposer une vision plus nuancée de ce qui rend une stratégie efficace.
Lien: https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4957813/