Nourrir son amélioration

Nutrition et douleur

Auteur Rubrique de cours Relecteur Responsable
Jan-Hendrik Maitre Moyens Thérapeutiques

Nicolas ADENIS

Jan-Hendrik Maitre

Définitions
La nutrition est l’étude de l’ensemble des processus par lesquels un être vivant transforme les aliments ingérés pour assurer son bon fonctionnement, c’est une science pluridisciplinaire intégrant aussi bien l’étude de la physiologie des nutriments, macro et micro, que l’étude des comportements alimentaires (pourquoi mangeons-nous ?, comment mangeons-nous ?, …). Lire la suite

La Thérapie Fonctionnelle Cognitive : Une approche patient-centrée

Thérapie Fonctionnelle Cognitive de la lombalgie chronique non spécifique

Auteur Rubrique de cours Relecteur Responsable
Nicolas Adenis Moyens Thérapeutiques Bénédicte ANSEL Jan-Hendrik Maitre

Définition [1]

            La Thérapie Fonctionnelle Cognitive (TFC) est une approche de gestion centrée sur le patient qui cible les croyances, les peurs et les comportements associés (mouvements, activités et mode de vie) de chaque individu souffrant de maux de dos persistants et handicapants.

Principes [1]

            Cette thérapie conduit la personne à être consciente que la douleur n’est pas le reflet de dommages structurels – mais plutôt un processus où la personne est prise au piège dans un cercle vicieux de douleur, de détresse et de handicap. Ce cercle vicieux est alimenté par des systèmes de protections (système nerveux, système hypothalamo-hypophysio-surrénalien) hyperactifs influencés par une multitude de facteurs biopsychosociaux tels que la persistance de croyances négatives, de comportements mal adaptés et de facteurs issus de l’hygiène de vie.

Cette thérapie est intégrée à l’aide d’une approche de communication axée sur l’entretien motivationnel, où il identifie les divergences entre les croyances et les comportements et reconnaît que les solutions qui tiennent sur le long terme sont généralement trouvées par la personne elle-même. La TFC est  fortement orientée sur le comportement et explore différentes options de mouvement en utilisant une rétroaction visuelle pour que les gens puissent rétablir leur schéma corporel et réapprendre les éléments de base du mouvement normal et détendu. Il donne à la personne le pouvoir de faire les choses elle-même qu’elle craint ou qu’elle évite, mais d’une manière graduelle et détendue. Cela les motive à s’engager dans l’exercice et la vie active en fonction de leurs préférences et leurs objectifs.

Lire la suite

Être Pleinement Conscient

Intérêt de la Méditation de Pleine conscience en Kinésithérapie dans le cadre de la prise en charge de la douleur chronique

 

Auteur Rubrique de cours Relecteur Responsable
Pierre Perdriat

Axelle Mokry

Moyens Thérapeutiques Jacky Harnoist Jan-Hendrik Maitre

Introduction

Développée dans les années 1970 par le biologiste américain John Kabat Zinn, cette pratique, d’inspiration bouddhiste, a été intégrée de manière laïque dans le monde médical (1).
Le Mindfulness Based Stress Reduction (MBSR) est le principal programme étudié en recherche clinique. De nombreux programmes ont depuis vu le jour en fonction des indications de soin comme le MBCT (Mindfulness Based Cognitive Therapy) pour la prise en charge de la rechute dépressive, ou encore le MBRP (Mindfulness Based Relapse Prevention) pour la prévention des rechutes des addictions.

Lire la suite

À part le paracétamol, les anti-inflammatoires et les opioïdes, quels autres antalgiques ?

Les antalgiques autres

Auteur Rubrique de cours Relecteur Responsable
Anne-Priscille Trouvin Moyens thérapeutiques Nicolas ADENIS Thomas Osinski

Introduction
En 1985, l’Organisation Mondiale de la Santé a défini une stratégie de prise en charge de la douleur cancéreuse avec des paliers antalgiques [1]. Cette stratégie, dont le postulat principal était de corréler l’intensité douloureuse et l’efficacité potentielle des antalgiques, a permis une avancée significative de la prise en charge des douleurs cancéreuses. Lire la suite

Comment agissent les antalgiques sur la nociception ?

Les antalgiques : les anti-nociceptifs

Auteur

Rubrique de cours

Relecteur

Responsable

Anne-Priscille Trouvin

Moyens thérapeutiques

Nicolas Adenis

Thomas Osinski

Introduction

En 1985 l’Organisation Mondiale de la Santé a défini une stratégie de prise en charge de la douleur cancéreuse avec des paliers antalgiques [1]. Cette stratégie dont le postulat principal était corréler intensité douloureuse et efficacité potentielle des antalgiques a permis une avancée significative de la prise en charge des douleurs cancéreuses.
Cependant plus de 30 ans plus tard la médecine de la douleur a largement progressé et les paliers tels que définis à l’époque ne permettent pas une prise en charge de la douleur multidimensionnelle. Les douleurs sont très variables dans leur mécanisme et dans leur expression clinique, ainsi une telle stratégie thérapeutique unique ne suffit plus [2]. Lire la suite

Utiliser l’hypnose en kinésithérapie

Intérêt de l’hypnose en pratique kinésithérapique dans le cadre de la prise en charge de la douleur chronique

Auteur Rubrique de cours Relecteur Responsable
Théo Chaumeil Moyens Thérapeutiques   Jan-Hendrik Maitre

Définition

L’American Psychological Association (APA) définit l’hypnose de la manière suivante : «a state of consciousness involving focused attention and reduced peripheral awareness characterized by an enhanced capacity for response to suggestion »

Dans le langage courant, l’hypnose recouvre une définition double : le terme désigne à la fois un état de conscience modifié (la transe hypnotique) et la procédure par laquelle on arrive à cet état modifié de conscience[1]. Lire la suite

Douleurs neuropathiques, si on ne cherche pas la cause, que chercher ?

Douleurs neuropathiques : évaluation clinique

Auteur

Rubrique de cours

Relecteur

Responsable

Claude Spicher et al.

Evaluation

Thomas Osinski

Damien Aubert

Introduction

Lorsque vous tentez de communiquer au sujet des douleurs neuropathiques, il y a cinq risques sur six que votre interlocuteur ne vous comprenne pas. Lorsque vous parlez de mécanismes neurophysiologiques, le médecin vous répond étiologie – hernie discale compressive –, lorsque le patient se plaint de symptômes douloureux, vous lui répondez en termes de syndrome – névralgie sciatique – et ainsi de suite. En effet, communiquer au sujet de douleurs neuropathiques présuppose de parler les six langages du modèle bio-psycho-social (Woolf & Mannion, 1999), à savoir : pouvoir aborder les thèmes des 1. Étiologies, 2. Mécanismes neurophysiologiques, 3. Signes d’examen clinique, 4. Symptômes douloureux, 5. Syndromes et 6. Habitudes de vie (Tableau I).

Lire la suite

La douleur est une perception

illusion visuelle

La douleur est une Perception !

 

Auteurs

Rubrique de cours

Relecteur

Responsable

Charles Lagaert

La douleur est une perception

Pierre allengrin

Nathan Risch

 

La nociception est un système complexe, dynamique, qui s’adapte mais qui ne constitue qu’une des multiples facettes de la douleur. Pour définir la douleur comme une perception, il faut comprendre quel est l’enchaînement de chaque étape de traitement des informations, de leur réception à leur intégration.

Lire la suite

Prendre en charge les douleurs neuropathiques, c’est facile

Traitement des douleurs neuropathiques

Auteur Rubrique de cours Relecteur Responsable
Claude Spicher et al. Moyens thérapeutiques Thomas Osinski Thomas Osinski

Introduction

Quesnot et collaborateurs (2010) écrivaient dans kinésithérapie scientifique qu’il n’y a aucune évidence pour traiter les douleurs neuropathiques spontanées. Si le peu de données probantes quant aux traitements physiques pour diminuer les douleurs neuropathiques va être discuté ici, les traitements médicamenteux ne sont aussi pas en reste : seulement un patient sur trois peut voir diminuer ses douleurs neuropathiques de 50% avec la gabapentine (Neurontin® Pfizer) et la prégabaline (Lyrica® Pfizer) ; les deux molécules appartenant à la classe des antiépileptiques (Gilron et al., 2006). Lire la suite

Ca blesse, c’est dangereux ou ça fait mal ?

Nocivité, nociception et douleur

Auteur Rubrique de cours Relecteur Responsable
Arthur Courtin Douleur, différente de nociception Nathan Risch Jan-Hendrik Maitre

Stimulus nocif : stimulus ayant la capacité de nuire à un tissu normal

Ce qui définit le stimulus nocif est le fait qu’il constitue une menace réelle ou potentielle pour le corps. Dès lors, il peut prendre la forme d’une grande quantité d’énergies physiques différentes : énergie mécanique, thermique, électromagnétique…

De plus, bien souvent, le caractère nocif ou non du stimulus est une question de dosage. Par exemple, de petits chocs (énergie mécanique ; eg. pendant la course à pied) exercés sur un os ne sont pas nocifs et, au contraire, permettent de le renforcer au long cours. 1A condition pour l’os d’avoir le temps de récupérer, l’accumulation de petits chocs peut mener à une fracture de fatigue. En revanche, un choc important (énergie mécanique ; eg. percussion par une voiture) peut provoquer la fracture de l’os.

Lire la suite

%d blogueurs aiment cette page :